By Claudine Nduwimana

When you’re a young newcomer adjusting to life in a new country, your kitchen skills might not be on the front burner.

It’s easy to fall prey to cheap, fast food, especially if most of your time is filled with learning about life in Ottawa, finding a job, going to school and so much more.

That’s why the Catholic Centre for Immigrants started a Cooking Program for young newcomers. The pilot program ran this past summer and we are starting a second program this month. The goal of the program is to help young people learn about healthy eating and budgeting.

Michael and Thao work with young newcomers and have heard about the challenges they face.

“We noticed that most young newcomers do not have the time to cook a healthy meal compared to where they are coming from,” says Michael.

“The young adults are busy with school, part-time jobs and still figuring out their new environment. As settlement workers, we recognized it was important to pilot a cooking program that would help young newcomers eat healthy while they are on budget, too,” Thao adds.

With the help of the community that supports CCI, Thao and Michael got health professionals to facilitate the program. Dominico and Louisa were eager to help newcomers. Dominico is a professional chef who has many years in the culinary business. With his cooking skills, it was more than the CCI team had hoped for. Dominico focused on teaching the young newcomers on how to use utensils in the kitchen and best practices.

Louisa is a nutritionist. Her knowledge on eating healthy on a budget was just what these newcomer youth needed. A budget is a crucial element to eating healthy.

The cooking pilot program ran for five weeks. The targeted group was eight young newcomers between the ages of  17 and 25. However, there was a demand for the program and the group increased to 12 people with the youngest person 17 and the oldest 30.

The different backgrounds and ages made it more interesting. There were a couple of 17-year-olds who were able to teach how to cook some of their traditional home meals to the 30-year-old. The newcomers came from Burundi, Japan, Peru and Iran. As a result, the cooking class took on an international flavour.

In addition to learning how to navigate the kitchen and cook healthy meals on a budget, it was also an opportunity for everyone to make new friends and socialize. The cooking class quickly became a social activity as well as an instructional program.

Louisa showed the youth how to use apps such as Flipp and Aile 51. These applications focus on budgeting, coupons and specials. The youth also got out of the kitchen with a trip to a grocery store.

The youth were tasked with visiting different stores to compare prices while focusing on nutrition as well. The goal was to find a store that combined nutrition with good prices.

They also learned different ways of making food last, which in turn helped their budgets. Louisa taught them how to use leftovers to create a second meal. For example, leftover rice can be mixed with onions and to make rice fritters. Not only did they put the leftovers to good use, but they saved some time creating the meal.

“Being a newcomer to a new country has its own challenges,” says Thao. “For a young newcomer, it means living on a small budget and so they turn to cheap and unhealthy food which has dire health consequences later on in life as they grow older.”

“On a typical day we focused on where to shop for nutritional meals on a budget,” she adds.

It wasn’t all theory, though. Young newcomers were given tasks during each class such as washing and cooking vegetables and cooking together.

Shiho Kato, one of the participants, who is from Japan, said the program helped in her personal life as well. As a young wife, Shiho says the Flip app helps her budget for the family’s food. It also helped her learn how to eat healthy.

 

par Claudine Nduwimana

Lorsqu’on est jeune et qu’on essaye de s’habituer à vivre dans un pays que l’on ne connaît pas encore, il peut être essentiel savoir cuisiner.

Il est facile de tomber dans le piège en consommant les aliments bon marché de la restauration rapide surtout si vous consacrez une grande partie de votre temps à apprendre à vous débrouiller à Ottawa dans la vie quotidienne, à trouver un travail, à aller à l’école et tant d’autres choses.

C’est la raison pour laquelle le Centre catholique pour immigrants a ouvert un programme de cuisine destiné aux jeunes nouveaux arrivants. Le programme pilote a fonctionné l’an dernier et il est prévu de lancer un deuxième programme à l’automne. Le programme vise à aider des jeunes à faire un budget pour manger sainement.

Michael et Thao travaillent avec les nouveaux arrivants et ils sont au courant des obstacles auxquels ils se heurtent.

« Nous avons remarqué que la plupart des jeunes qui viennent d’arriver n’ont pas le temps de cuisiner un repas sain, si l’on compare avec les habitudes alimentaires qu’ils avaient dans leur pays d’origine, explique Michael.

« Les jeunes adultes sont pris par l’école, des emplois à temps partiel et la nécessité de continuer à comprendre leur nouvel environnement. Comme travailleurs dont la mission est de fournir une aide à l’établissement, nous avons jugé qu’il était primordial de mettre en place un programme pilote de formation en cuisine destiné à aider les jeunes nouveaux arrivants à manger sainement sans oublier que leur budget est serré », précise Thao.

Avec l’aide de la collectivité, Thao et Michael ont fait appel à des professionnels de la santé pour animer le programme. Dominico et Louisa avaient le désir d’aider de nouveaux arrivants. Dominico est un chef de métier qui compte de nombreuses années d’expérience dans le secteur des produits culinaires. Ses compétences en cuisine dépassaient l’espérance des membres de l’équipe du Centre catholique pour immigrants. Dominico a d’abord voulu montrer aux jeunes adultes comment utiliser les ustensiles et il a insisté sur les pratiques exemplaires en cuisine.

Louisa est nutritionniste. Ses connaissances sur la préparation d’aliments sains avec un petit budget correspondaient exactement à ce dont avaient besoin ces jeunes nouvellement arrivés. Pour bien se nourrir, il est indispensable de savoir faire un budget.

Le programme pilote a duré cinq semaines. Le groupe cible était composé de huit jeunes nouveaux arrivants  âgés de 17 à 25 ans. Cependant, la demande a gonflé, et le groupe s’est élargi à 12 personnes, dont la plus jeune avait 17 ans et la plus âgée, 30 ans.

Les différences d’origine et d’âge ont rendu le programme plus intéressant. Quelques jeunes de 17 ans ont montré à la participante de 30 ans comment préparer quelques plats familiaux traditionnels. Le Burundi, le Japon, le Pérou  et l’Iran font partie des pays représentés, pour n’en nommer que quelques-uns. Et c’est ainsi que le cours de cuisine a pris une saveur internationale!

En plus d’apprendre à se débrouiller à la cuisine et à préparer des repas sains avec un budget serré, le programme a également permis à tous de tisser de liens d’amitié et de socialiser. Rapidement, le programme est devenu une activité sociale autant qu’une activité éducative.

Louisa a montré aux jeunes comment utiliser des applications comme Flipp et Aile 51, qui aident les utilisateurs à maîtriser leur budget et à profiter des coupons et des offres spéciales. Les jeunes sont également sortis de la cuisine pour aller faire le tour des épiceries.

On leur a demandé de se rendre dans différents magasins de produits alimentaires à grande surface pour comparer les prix sans perdre de vue la dimension nutrition. L’objectif était de trouver un magasin qui propose des produits sains et à bon prix.

De plus, les jeunes ont appris à faire des économies par diverses méthodes afin d’éviter le gaspillage d’aliments.  Louisa leur a montré comment préparer un deuxième repas en accommodant les restes, par exemple, des croquettes de riz en mélangeant du riz avec des oignons. Cela leur a permis non seulement d’apprendre à bien utiliser des restes, mais aussi de gagner du temps.

« Il y a certaines difficultés à surmonter lorsqu’on arrive dans un nouveau pays. Pour les jeunes, cela signifie devoir vivre avec un tout petit budget. C’est pourquoi ils se tournent souvent vers des produits bon marché qui ne sont pas sains, avec de graves conséquences sur leur santé à plus long terme », explique Thao.

« Au cours d’une journée ordinaire, nous leur avons surtout montré où faire des courses pour cuisiner des repas nutritifs et peu chers ».

Le programme ne s’est pas limité à la théorie. On a confié aux jeunes nouveaux arrivants des tâches telles que faire la vaisselle, cuire les légumes et cuisiner ensemble.

Shiho Kato, l’une des participantes d’origine japonaise a dit que le programme l’avait aussi aidé dans sa vie personnelle. Shiho précise que l’application Flip l’aide, comme jeune épouse, à gérer le budget consacré à l’alimentation de la famille. Cela l’a également aidée à savoir comment avoir une saine nutrition.

Selon Michael, le programme permet également aux participants de socialiser et de pratiquer l’anglais.

« Le programme favorise la consommation d’aliments qui sont bons et sains, ce qui incite les jeunes à éviter les produits de restauration rapide. Pour les jeunes nouveaux arrivants dont le budget est serré, le programme est vraiment très utile. »